
Daria Kotlyarova
Daria Kotliarova est artiste de troisième génération, née et élevée à Moscou dans une famille de peintres. Son grand-père, Lev Serafimovitch Kotliarov, était Artiste émérite de la RSFSR, tout comme son père, Pavel Lvovitch Kotliarov, qui s’est distingué en peinture de chevalet. Sa mère, Natalia Alexandrovna, est une historienne de l’art reconnue et membre correspondante de l’Académie russe des beaux-arts.
Elle a étudié au Lycée académique d’art de Moscou de l’Académie russe des beaux-arts, dit lycée Tomski, puis à l’Institut d’art Sourikov, dans l’atelier de Pavel Nikonov. Boursière du ministère de la Culture de la Fédération de Russie en 2009-2010, elle a effectué des stages à Orvieto, en Italie, et à la Cité internationale des arts à Paris.
De 2005 à 2007, elle a participé à la décoration murale de deux églises : la cathédrale de la Transfiguration du Christ à Zagreb, sous la direction de Nikolaï Moukhine, et l’église Saint-Jean-le-Juste de Russie à Moscou, sous celle d’Alexandre Tsarenkov. Depuis 2008, elle dirige un atelier de peinture à la Galerie nationale Tretiakov, sur le Krymski Val. Elle a reçu la médaille de l’Union des artistes en 2007 et la médaille d’argent de l’Académie russe des beaux-arts en 2014 ; elle est membre correspondante de l’Académie depuis 2019.
Sa peinture repose sur l’allégorie. Ses personnages se reconnaissent aisément : au premier regard, ce sont des clins d’œil affectueux aux vieux dessins animés soviétiques, aux jouets, aux contes. Puis ils deviennent les symboles de ce qui travaille une personne sa vie durant. L’enfance, dont on garde le souvenir d’une insouciance lumineuse, change dès qu’on la regarde avec des yeux d’adulte : ses petits objets familiers deviennent des objets complexes et ambigus de l’âge mûr. La couleur vive et un réalisme précis entraînent le spectateur dans un espace de rêve, peuplé de scènes et de figures surréelles.
Elle participe régulièrement à des expositions et à des concours russes et internationaux, où elle a été maintes fois distinguée. Ses œuvres sont conservées au Musée d’art russe TMORA (Minneapolis, États-Unis) et au Musée national des beaux-arts de Kalouga, ainsi que dans des collections privées en Russie, en Italie, aux États-Unis, en France, en Serbie et en Croatie.




