Anastasia Kuznetsova-RufL’eau vive, 2023 ·
(de la série « Hors série »)
Toile, tempera, crayon fusain · 60 × 50 cm · Russie

Les mains d’une femme versent de l’eau pure et potable dans les paumes d’un homme.

Ce geste, simple au premier regard, a quelque chose d’intime, presque de sacré.

La scène se lit de deux façons.

L’eau qui passe de la cruche aux mains, c’est à la fois le geste symbolique de l’ablution

et le « donner à boire » — cette demande dont, de tout temps, on a la certitude qu’elle ne sera pas refusée.

De plus, l’eau a toujours été un symbole de vie, et le tableau fait entendre un second refrain : la vie qui s’écoule des mains de la femme vers celles de l’homme.

C’est une histoire d’amour — de cet amour dont chacun a besoin comme d’eau pure. Un amour dont la femme est capable d’abreuver l’homme. À condition qu’il l’accepte et se laisse emplir.

Comme un vase trop plein a besoin d’un réservoir où déborder.

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